Jean Asselborn au Conseil "Affaires étrangères" de l’UE le 16 avril 2018

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    Jean Asselborn à son arrivée au Conseil
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    Jean Asselborn et le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas
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    Jean Asselborn en compagnie du ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian
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    Jean Asselborn et le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Stef Blok

 

Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé au Conseil "Affaires étrangères" de l’Union européenne (UE) le lundi 16 avril 2018 à Luxembourg.

Le Conseil "Affaires étrangères" a débuté sa session par un tour d’horizon de l'actualité, qui a permis aux ministres de passer en revue notamment la situation dans la bande de Gaza.

Face à la répression délibérée des manifestations depuis le 30 mars dans la bande de Gaza, qui a causé la mort de plus de 30 Palestiniens non armés et fait plus de mille blessés, le ministre Asselborn a exprimé sa réprobation des tirs indiscriminés de l’armée israélienne en demandant que toute la lumière soit faite sur ces graves événements. Appelant les autorités israéliennes à faire preuve de la plus grande retenue, il a insisté sur la nécessité d’éviter de nouvelles victimes et une escalade de la violence.

Le Conseil s’est penché sur la situation en Syrie, à la lumière des évolutions les plus récentes suite à l’attaque à l’arme chimique du 7 avril et en vue de la deuxième conférence de Bruxelles sur l'avenir de la Syrie et des pays de la région (24 et 25 avril 2018). Le Conseil a fermement condamné l'utilisation continue et répétée d'armes chimiques par le régime en Syrie, y compris la dernière attaque contre Douma, qui constitue une violation grave du droit international et un affront à la décence humaine.

Jean Asselborn a remercié ses collègues français et britannique pour les explications fournies sur l’opération militaire chirurgicale visant à réduire la capacité du régime syrien à utiliser l’arme chimique contre la population civile. Tout en sachant qu’un mandat du Conseil de sécurité aurait été préférable en termes de droit international et en reconnaissant que cette opération ciblée et ponctuelle n’a pas fait de victimes civiles, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a souligné qu’il faut désormais mettre l’accent sur la relance du processus politique sous l’égide des Nations Unies à Genève. Il a aussi plaidé pour dialoguer avec la Russie, qui devrait avoir intérêt à sortir du bourbier syrien.

Les ministres des Affaires étrangères ont eu un échange de vues sur les relations entre l’UE et la Russie. Ils ont discuté des derniers développements consécutifs à l'attaque de Salisbury et examiné la suite donnée au Conseil européen des 22 et 23 mars.

Les ministres des Affaires étrangères ont discuté de la situation en Iran, notamment de la nécessité de préserver l'accord sur le nucléaire iranien.

Au cours du déjeuner de travail, les ministres ont abordé les Balkans occidentaux, afin de préparer le sommet UE-Balkans occidentaux, qui se tiendra à Sofia le 17 mai 2018.

Le Conseil a finalement procédé à un échange de vues sur le financement futur des instruments d'action extérieure de l’UE après 2020. 

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes

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